Dolcissimo Sospiro - Céline Scheen, Philippe Pierlot

« En prenant une viole dans ses mains, il commença à la jouer avec une telle douceur que tous les autres sentiments des personnes présentes furent surpassés par le plaisir, mais encore plus lorsqu'il commença à chanter de sa voix de ténor des plus douces... » Fête de mariage du très sérénissime D. Francesco Medici... 1579 Ce récit qui évoque Giulio Caccini chantant en s'accompagnant sur la viole s'ajoute à de nombreux témoignages qui louent la perfection de l'union entre la voix et la viole. Dès le 16e siècle en Italie, l'accompagnement de la voix par une viole de gambe, le « cantare alla viola », était considéré comme la plus belle manière de susciter l'émotion de l'audience. Pourtant, c'est l'Angleterre qui va nous en donner les témoignages les plus passionnants et nous révéler les ornementations fabuleuses qu'improvisaient les grandes cantatrices de l'époque. Quelques pièces pour lyra viol, la viole jouée à la façon de la lyre, viennent agrémenter ce programme qui tisse les liens entre l'Italie et l'Angleterre à l'aube du 17 e siècle. « Taking a viol in his hands, he began to play it with such sweetness that all the other emotions of the people present were surpassed by pleasure, even more so when he began to sing with the sweetest tenor voice... » Wedding celebration of the most serene D. Francesco Medici... 1579. This account, which recalls Giulio Caccini singing while accompanying himself on the viol, adds to numerous other writings that praise the perfection of the union between voice and viol. As early as the 16th century in Italy, accompanying the voice with a viola da gamba, known as "cantare alla viola", was considered the most beautiful way to awake the audience's emotions.  However, it is England that will provide us with the most exciting testimonies and reveal the fabulous embellishments that the great female singers of the time improvised. Several pieces for lyra viol, the viol played in the manner of the lyre, complement this program that weaves the connections between Italy and England at the dawn of the 17th century.

19.00 €

Labyrinth Garden Ensemble Castelkorn Josef Žák

A program of secular pieces for violin and basso continuo from the music collection of Olomouc bishop Carl Liechtenstein-Castelcorno. In addition to well-known compositions such as Biber's Sonata Representativa, Ensemble Castelkorn also presents relatively unknown works from the archives of the Kroměříž castle. The program presented in the form of an imaginary walk in the garden of the bishop's castle (« Lustgarten »), in which we find both elements of ancient mythology and manifestations of organic reality, such as the voices of birds or the sounds of domestic animals ... Have a nice walk in the garden of pleasures ! Un programme de pièces profanes pour violon et basse continue issues du fonds musical de l'évêque d'Olomouc Karl Liechtenstein-Castelcorno (1624-1695). Outre des compositions connues comme la Sonata Representativa de Biber, l'Ensemble Castelkorn présente également des œuvres relativement peu connues provenant des archives du château de Kroměříž. Le programme se présente sous la forme d'une promenade imaginaire dans le jardin du château de l'évêque ("Lustgarden"), dans lequel on retrouve à la fois des éléments de la mythologie ancienne et des manifestations de la réalité organique, comme les voix des oiseaux ou les bruits des animaux domestiques ...  Bonne promenade dans le jardin des plaisirs !

19.00 €

Johann Sebastian Bach Variations Goldberg BWV 988

Julien Wolfs, clavecin Parmi les grands cycles d'œuvres pour clavier de Johann Sebastian Bach, les Variations Goldberg sont sans doute celles qui nous font rentrer le plus immédiatement dans la richesse de son univers. Une science inégalée du contrepoint (quel tour de force que ces canons qui ponctuent l'œuvre !), une virtuosité époustouflante utilisant comme jamais les deux claviers du clavecin, un voyage qui nous fait passer des tréfonds désespérés de l'âme humaine jusqu'à ses hauteurs transcendantes, voici ce à quoi vous convie cet enregistrement. Tout cela rendu éminemment accessible par la beauté désarmante d'une Aria initiale que nous retrouvons, transformés par le chemin des trente variations, à la fin de ce cycle - l'un des sommets de l'histoire de la musique. Julien Wolfs, harpsichord Among the great cycles of keyboard works by Johann Sebastian Bach, the Goldberg Variations are undoubtedly those which most immediately bring us into the richness of his universe. This recording invites you to experience: an unequalled science of counterpoint (what a tour de force are the canons which punctuate the work!); a breathtaking virtuosity using the two keyboards of the harpsichord like never before; a journey which takes us from the desperate depths of the human soul to its transcendent heights. All of this is made eminently accessible by the disarming beauty of the initial Aria which we find again, transformed by way of thirty variations, at the end of this cycle - one of the peaks in music history.

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Les Vergers Musicaux Lux Beata

Ce programme présente un dialogue culturel entre l'orient et l'occident par le mélange de la la musique napolitaine du début du XVIIe siècle et des mélodies traditionnelles arméniennes, offrant aux deux styles l'occasion de dialoguer dans une même représentation. L'idée du Verger Musical est née de la symbolique des fruits et des jardins dans les cultures Italiennes et Arméniennes, avec l'omniprésent giardino armonico dans la musique italienne du XVIIe siècle et les grenadiers et abricotiers d'Arménie imprégnant la culture à tous les niveaux - de la couleur des vêtements traditionnels, à leur nourriture ainsi qu'aux instruments de musique qui sont le leurs. À l'exception des Ciacconas de Sances et Bertali, la musique italienne de ce programme a été écrite pour clavier ensuite arrangée pour consort de violes. Cette pratique remonte à l'époque des compositeurs, et ça faite l'une des idées maîtresses de mon ensemble afin de créer de nouveaux répertoires en réarrangeant une musique qui, à l'origine, n'était pas destinée aux violes. Il en va de même pour le répertoire arménien, qui ne s'apparente pas aux instruments occidentaux ni aux interprétations, en particulier l'interprétation authentique sur instruments anciens tels que nous les connaissons aujourd'hui. Les traditions orales ont été remplacées chez nous par la lecture de partitions imprimées, et la pratique et la transmission orale ont été remplacées par une forte dépendance à la lecture et à l'analyse de sources spécifiques. Trouver un moyen d'intégrer les deux dans la même performance est parfois un défi, mais nous espérons que le public - occidental et arménien - sera convaincu par notre travail. This program presents a cultural dialogue between East and West, combining the music of early 17th-century Naples and traditional Armenian melodies, aiming to find a way to let the two styles converse within the same performance. The idea of the Musical Orchard stemmed from the symbology of fruit and gardens in both cultures, with the ever-present giardino armonico in the music of 17th-century Italy and the pomegranates and apricot trees of Armenia suffusing the culture on all levels - from the colours of traditional garments, to the food they eat as well as the instruments they play with the exception of the ciacconas by Sances and Bertali, all the Italian music in this programme is originally for keyboard instruments that have here been arranged for viol consort. This practice dates back to the time of the composers, and it stands as one of the core ideas of the ensemble to create new repertoires by rearranging music that was originally not intended for viols. The same applies to the Armenian repertoire, that has nothing to do with our western instruments and practices, especially historically informed performance. The oral traditions are for us replaced by the reading of printed scores, and oral practice and transmission is replaced by a heavy reliance on the reading and analysis of specific sources. To find a way to incorporate the two in the same performance is sometimes challenging, but hopefully listeners - both westerners and native Armenians alike - will find it convincing. Fredrik Hildebrand dessus de viole, tarhu, direction Miron Andres ténor de viole Rebecca Lefèvre, Anne Bernard basse de viole Hannelore Devaere harpe triple Vardan Hovanissian duduk Compositeurs : Giovanni de  Macque, Bernardo Storace,  Giovanni Felice Sances, Antonio  Bertali, Giovanni Maria Trabaci,  Makar Yekmalian, Grigor Narekatsi,  trad. Armenien Catalogue : Flora 5121 Durée : 58'' Prise de son : Frédéric Briant Design : Martin Pierlot Merci à la Fédération Wallonie-Bruxelles.

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Meditation Philippe Pierlot

Le programme de ce récital convoque les plus grands violistes-compositeurs. Tobias Hume, premier anglais à publier un recueil de pièces pour viole seule, Mr de Ste Colombe, le père fondateur de l'école de viole française, dont le représentant le plus illustre sera son élève Marin Marais. Carl Friedrich Abel enfin, par qui la viole connaîtra son chant du cygne. Philippe Pierlot signe ici également deux transcriptions, une de Bach d'après le violoncelle et l'autre de Froberger à l'origine pour clavecin. EN : As early as the XVIth century, the viola da gamba was considered being the most perfect intrument, as close as can be to the human voice itself. Authors praise its soft and sweet sound, its dying bow lines, and its «ton d'Ambassadeur » ( voice of an Ambassador ). No doubt these are the qualities of an instrument for confidences and also of spiritual elevation. The programm of this recital unites the greatest gamba players-composers. Tobias Hume, first englishman to publish a complete recueil of pieces for the viola da gamba as a solo instrument, Mr de Ste Colombe, father of the french gamba school, Marin Marais being the most famous representative. Carl Friedrich Abel at last, by whom the viola da gamba sings its Swans Song. Philippe Pierlot signs two transcriptions for this recording , a work originally fro cello by Bach and one for harpsichord by Froberger. Flora 4720 1:09" Enregistrement: Stefano Lorenzetti Design: Martin Pierlot

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Jean-Marie Leclair : Elite de bons mots The Beggar's Ensemble

Écouter la musique pour violon de J.M. Leclair (1697-1764) revient à entendre un miracle, celui de l'avènement d'une école française de cet instrument, considéré criant et un peu vulgaire au XVIIe siècle. Autant ses sonates sont le couronnement époustouflant d'une forme consacrée par tant de compositeurs qui le précèdent, autant ses concertos pour violon semblent être, exception faite d'un opus de Jacques Aubert (1689-1753), le fruit de sa propre initiative. Le programme proposé par Augustin Lusson, en mélangeant les deux opus, offre la possibilité d'entendre toute la richesse d'inventivité qui va de l'opus VII à l'opus X que l'auditeur attentif pourra apprécier. Listening to the violin music of J.M. Leclair's (1697-1764) is like witnessing a miracle; that of the advent of a French school for this instrument, which was considered shrill and a little common in the 17th century. While his sonatas are a crowning glory, they are nevertheless a familiar form practised by so many composers before him. In contrast, his violin concertos appear to be the fruit of his own creativity. The attentive listener will appreciate the richness of invention from opus VII to opus X in this programme chosen by Augustin Lusson. Augustin Lusson Violon & Direction Louise Ayrton - David Rabinovici - Tatsuya Hatano Violons/Alto Yuka Saïto Viole de Gambe François Gallon Violoncelle Matthieu Lusson Viole de gambe & violone Youen Cadiou Contrebasse Daria Zemele Clavecin Titre : Jean-Marie Leclair :  Concerto a tré violini, alto, e  basso Compositeur : J.M. Leclair, J.B.  Barrière Catalogue : FLORA 5321 Label : Flora Durée : 71 :35'' Prise de son : Vincent Mons Design : Martin Pierlot

19.00 €

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